Cher Docteur

« Je te déteste comme cette phrase qui dit c’était trop beau pour être vrai. »

Lomepal

Je pense qu’il est temps que j’assume le fait que, dans ma tête, ça part dans tous les sens. J’ai milles idées à la seconde. C’est trop pour une seule personne, je crois. En tout cas, je ressens actuellement le besoin d’évacuer un trop de plein de créativité. Je vais écrire comme si ma vie en dépendait. Une envie d’urgence qui me submerge depuis trop longtemps maintenant. L’écriture est certes un outil de communication formidable mais j’ai réalisé dernièrement qu’elle ne me suffirait pas à coucher mon univers, à laisser une trace. Il faut que j’exprime la folie douce de mes pensées, les délires irrépressibles de mon imagination, les fantasmes inavouables de mon esprit. Impudique. « Impudique », « A vif », « Titre » : voici quelques titres qui pourraient s’appliquer à ce blog. Je les utiliserai assurément.

Le format blog m’octroie une liberté de création plus large. J’ai envie de voir grand. J’ai envie d’écrire mon histoire, peut-être la raconter et la partager avec qui voudra l’entendre ¯\_(ツ)_/¯ Vous, en l’occurrence, docteur! Voilà pourquoi, je choisis de vous partager – non pas mes écrits, ils seraient insuffisants – mais une part de ma fantasmagorie. Je préfère vous dresser une esquisse des méandres de mon esprit en utilisant également les supports visuels (formats et couleurs), audios (Podcasts La Diva Tuberculeuse) et musicaux (Youtube). Je vous laisserai alors le soin d’observer non seulement la toile mais la création de celle-ci. Je laisserai la loupe de votre spécialité ausculter ma folie douce. Ensuite, nous en discuterons au fil de nos rendez-vous, si vous le jugez utile. De toute manière, peu importe l’interlocuteur, je pense que j’écris mieux en m’adressant à un autre – vivant ou non.

Vous savez Docteur, je pense que j’ai toujours aimé provoquer des réactions chez les gens. J’ai ce besoin en moi d’exister dans le regard de l’autre. Je ressens une certaine excitation à l’idée non seulement d’imprimer une image mais aussi de susciter une émotion, positive ou négative. J’envisage le rapport à l’autre de cette manière. Un jeu de séduction, de manipulation, d’adaptations, de mimétisme, d’aventures partagée, d’histoires à raconter plus tard. Je crois que mon cerveau a le réflexe de scanner mon entourage et mes rencontres de manière sociologique voire anthropologique. Les humains sont tellement étranges et beaux. La nature humaine est tragique, violente, instinctive et hypocritement intellectuelle. J’entends par là, non pas un déterminisme – quel horreur! – mais un état premier, une état de nature.

Ce soir, je décide de tout miser, de faire tapis. Je me jette à cœur perdu, dans une urgence de création. J’expose mes blessures pour les laisser enfin respirer. Je vous les balance à la tronche. Je vous crache mes émotions à la figure tel l’alpaguette que j’ai certainement été dans une de mes autres vies. Je veux raconter des histoires : les miennes. J’ai enfin trouver le moyen d’exorciser mon deuil. Pour ce faire, je me suis procuré de nouveaux outils : Tumblr, Twitter, YouTube et WordPress. La Diva Tuberculeuse débarque dans l’espace infini de création qu’offre le monde virtuel. Elle imprimera plus tard son roman, en version papier, à l’ancienne, avec l’odeur du papier, avec la reliure qu’elle pourra s’offrir. Elle laissera aussi sa trace dans le monde réel – mais plutôt de manière posthume. Elle ira par le Monde déposer en catimini des exemplaires de son roman dans les bibliothèques de son choix, dans l’espoir que quelqu’un soit touché par son histoire, le temps d’une lecture. Que la trace qu’elle laissera soit virtuelle ou réelle, la Diva Tuberculeuse s’en remet au hasard, au destin, à la chance, à sa bonne étoile et verra si elle est entendue et – mieux – écoutée. Sa seule crainte est de basculer dans une certaine aliénation de sa personne 2.0. Ce soir : J’ai l’écriture Libre. J’ai l’esprit chargé. Ne cherchez pas un sens, il n’y en aura pas. Par contre, jusqu’à la fin, il y aura un seul et unique fil rouge : KVS 💖.

Un jour, il m’a dit que je trouverais ma voie – voix? – et l’expression du potentiel DE OUF qu’il voyait en moi quand j’aurais le courage d’ouvrir ma grande gueule et poser mes grosses couilles sur la table. Toujours dans l’élégance. C’te philosophe 😉 C’est maintenant, chose faite !